Nastasia Nadaud

Focus Joueur n°14

Retrouvez dans ce focus n°14, le portrait de Nastasia Nadaud, originaire d'Aix-les-Bains et désormais membre sur le LPGA Tour, dans lequel elle revient sur son parcours, ses saisons sur le LET et ses objectifs futurs. 

 

Actu Nadaud

 

Bonjour Nastasia, pour commencer, peux-tu te présenter ?
Je m’appelle Nastasia Nadaud, j’ai 21 ans et je suis originaire d’Aix-les-Bains.
J’entame actuellement ma quatrième saison en tant que joueuse professionnelle, la première sur le LPGA, après avoir fait 3 années sur le LET. En 2025, j’ai terminé à la 3e place de l’ordre du mérite, ce qui représente une étape importante dans ma progression.

Comment as-tu découvert le golf ?
J’ai commencé le golf à l’âge de six ans grâce à mon père. Au départ, c’était vraiment une activité de loisir, pratiquée pour le plaisir, sans objectif de haut niveau.

Comment ton parcours a-t-il évolué ?
J’ai suivi toute ma formation à Aix-les-Bains, notamment à l’école de golf de 6 à 12 ans. Un tournant s’est opéré lorsque j’ai intégré les groupes de Ligue en catégorie U12. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à m’entraîner davantage et à participer à des compétitions plus importantes, comme les Grands Prix, les Championnats de France ou encore les tournois internationaux, jusqu’à intégrer les équipes de France.

Quel a été le rôle de la Ligue dans ton évolution ?
La Ligue a joué un rôle important dans mon parcours. J’ai beaucoup travaillé durant cette période avec Cédric Coquet sur les concepts mentaux qui ont joué un rôle majeur pour moi lors de mes premières années. Je me suis entrainé par la suite avec William Baudry en catégorie U16, notamment sur le putting jusqu’à ma première année pro. Mes souvenirs à la Ligue sont incroyables, en particulier lors des compétitions ou des différents regroupements que l’on a pu avoir.

Quels souvenirs et résultats marquants retiens-tu de cette période ?
Je garde un excellent souvenir des Interligues U12, avec une très belle ambiance. Sur le plan sportif, mon titre de championne de France cadette en 2021 reste un moment clé de mon parcours amateur.

À quel moment as-tu envisagé de passer professionnelle ?
L’idée est venue assez tard, autour de mes 17 ans. Comme beaucoup de joueuses, j’envisageais de partir aux États-Unis pour suivre un cursus universitaire, mais j’ai finalement choisi de rester en France pour conserver mon environnement de travail et mon staff.
En 2022, j’ai disputé des tournois professionnels sur le LETAS en parallèle de mon statut amateur. Ma victoire à Göteborg en août a été un déclic important. Elle m’a donné la confiance nécessaire pour franchir le cap et passer professionnelle à la fin de la saison, après les cartes du LET.

Avais-tu des appréhensions à ce moment-là ?
Pas particulièrement. J’avais surtout envie de découvrir le circuit professionnel et de me confronter aux meilleures joueuses mondiales.

Qui sont les membres de ton staff actuellement ?
Je travaille avec Cédric Coquet depuis plusieurs années sur la partie mentale, Robin Cocq sur le short game et le putting, Renaud Gris sur la technique et le long jeu. J’ai également une coach sportive hollandaise, Liesbeth Pauwels, et ma cadette Michele Thomson.

Comment analyses-tu tes premières saisons sur le Ladies European Tour ?
Ma progression s’est faite étape par étape. La première saison m’a permis de découvrir le circuit et de conserver ma carte. La deuxième a été celle de la confirmation, avec plus de régularité. Enfin, la troisième a été la plus aboutie en termes de performances.

Quelles évolutions as-tu constatées dans ton travail ?
Le volume d’entraînement a fortement augmenté, il a même doublé voire triplé par rapport à mes années amateurs. Je m’entraîne aujourd’hui six jours par semaine, avec des journées assez intenses. Mais il est essentiel de conserver un équilibre, notamment avec un jour de repos pour se régénérer mentalement.

Justement, quelle place occupe le mental à ce niveau ?
Le mental est primordial. Je travaille depuis plusieurs années avec Cédric Coquet, ce qui m’aide beaucoup, notamment pour gérer la pression et l’exposition médiatique. On apprend aussi à s’adapter à des contextes nouveaux, comme la présence du public ou des caméras.

Que retiens-tu de ta saison 2025 ?
C’est une saison très marquante. Le début était encourageant dans le jeu, mais les résultats tardaient à venir. Le déclic s’est produit lors de l’Amundi Evian Championship.

Que représente cette expérience à Evian ?
C’était une semaine incroyable. J’ai eu la chance de partager une partie avec la numéro 1 mondiale Nelly Korda et avec Minjee Lee. Jouer à domicile, avec autant de soutien, est à la fois impressionnant et extrêmement motivant. Cette expérience m’a beaucoup apporté, notamment dans la gestion de la pression.

Tu termines la saison par une victoire sur la finale du LET. Était-ce un objectif ?
Mon objectif en début de saison était de remporter un tournoi, donc cette victoire est une grande satisfaction. Lors de cette finale en Espagne, je voulais surtout bien jouer en vue des cartes du LPGA, mais tout s’est aligné.

Tu obtiens ensuite ta carte pour le LPGA Tour. Comment as-tu vécu ce moment ?
La préparation a été compliquée, avec peu de temps entre la finale du LET et mon départ, avec en plus des conditions météorologiques difficiles. Je n’avais pas d’attente particulière, car ma saison était déjà réussie. Sur le moment, c’est un peu déstabilisant, car on se projette face aux meilleures joueuses mondiales, mais c’est surtout une énorme source de motivation.

Considères-tu cette première saison sur le LPGA comme une année d’apprentissage ou as-tu réellement un objectif de performance ? Quand démarres-tu la saison ?
C’est un mélange d’apprentissage et d’ambition. Je veux observer et découvrir ce nouveau circuit, mais aussi être actrice et performer. L’objectif principal reste de conserver ma carte.
La saison a démarré début février sur le LET en Arabie Saoudite, et sur le LPGA, le premier tournoi est en Chine début mars.  J’ai hâte de participer à l’ensemble des tournois, principalement les Majeurs dont Evian, et également les tournois de fin de saison en Asie.

Quels sont tes objectifs à plus long terme ?
À court terme, j’aimerais participer aux deux Majeurs organisés aux États-Unis, le Chevron et le KPMG.
A plus long terme, parmi les rêves que j’ai dans un coin de la tête, il y aurait de gagner Evian, c’est le Majeur que je souhaite remporter en priorité, et également faire les Jeux Olympiques de 2028.
Jouer la Solheim Cup serait un objectif dans quelques années, mais qui mérite davantage de préparation étant donné qu’il s’agit d’un tournoi en équipe, et en tant que pro, on a perdu l’habitude de jouer en équipe.


Pour conclure, quel message souhaites-tu transmettre aux jeunes golfeurs de la Ligue ?
Le plus important reste de prendre du plaisir. Il faut croire en soi, garder confiance et bien s’entourer, dans les moments positifs comme dans les périodes plus difficiles.


Merci Nastasia ! 


Publié le 27 février 2026

 

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